RessourcesTrouver un vérificateurInstallations certifiéesCélébrons 20 Ans

Le besoin pour des normes d’entreposage | La protection des individus et de l’environnement | L’intégrité par le biais de la conformité et de l’application | Cycle de vérification | Des normes efficaces et détaillées | Code de pratiques pour l’ammoniac (NH3)

Le besoin pour des normes d’entreposage

Au Canada, avant d’être vendus, les pesticides sont entreposés chez un réseau de détaillants indépendants et chez des représentants locaux d’organisations qui possèdent plusieurs succursales de ventes au détail. Présentement, à l’échelle nationale, les pesticides sont entreposés dans approximativement 1 400 entrepôts.

Au cours des années 1980, des incidents isolés et des déversements sont survenus à des entrepôts utilisés pour entreposer des produits de protection des cultures. Bien que les pesticides n’étaient pas la cause de ces incidents, ceux-ci ont suscité des inquiétudes auprès du personnel de l’industrie et du public en général quant à la sécurité et à l’environnement.

La mise en place par l’Association pour les normes d’entreposage des produits agrochimiques (ANEPA) de normes d’entreposage pour certifier les entrepôts représente un effort concerté de coopération de la part de l’industrie des produits de protection des cultures afin d’assurer un futur sécuritaire. Il s’agit d’une initiative de l’industrie conçue dans le but de minimiser les risques liés à l’entreposage des produits chimiques pour les employés, pour le public et pour l’environnement. Ces normes servent aussi de référence pour les gouvernements qui planifient mettre à jour leur loi sur l’entreposage.

 

La protection des individus et de l’environnement

Les normes de l’ANEPA de certification de l’entreposage sont conçues couvrir et gérer pas moins de onze éléments de risque potentiel :

  • Feu
  • Déversement (petit ou important)
  • Inondation
  • Explosion
  • Blessure personnelle
  • Santé au travail
  • Formation du personnel
  • Sécurité des équipements mécaniques
  • Design sécuritaire pour la réception et l’expédition
  • Éclairage adéquat
  • Sources d’allumages pour les liquides inflammables

 

Afin de prévenir les problèmes potentiels de ces sources de risque, les normes comptent trois éléments principaux :

  • Exigences concernant la construction et la structure
  • Formation des employés
  • Documentation

Les exigences concernant la structure incluent celles du « Code national de prévention des incendies » et celles du « Code canadien de l’électricité ». Il s’agit de normes établies qui doivent déjà être satisfaites par les détaillants de produits agrochimiques. De plus, si les gouvernements provinciaux ou municipaux ont des codes, des règlements, des réglementations ou des lois plus sévères que ces normes, ils supplantent celles de l’ANEPA.

L’interdiction de construire de nouveaux entrepôts pour pesticides près des maisons, des écoles, des hôpitaux ou autres endroits densément peuplés constitue un exemple de la façon dont ces normes tiennent compte des questions de risques. Des mesures comme la construction d’une digue ou de moyens de confinement doivent être mises en place pour prévenir la contamination des environnements fragiles. La surveillance des feux doit être assurée 24 heures sur 24.

De plus, des panneaux d’avertissements et de sécurité doivent être clairement affichés à tous les sites d’entreposage. Les produits combustibles et inflammables doivent faire l’objet de précautions spéciales d’entreposage. Chaque employé de l’entrepôt doit recevoir une formation concernant : la manutention sécuritaire des pesticides, les premiers soins et les procédures d’urgence. Chaque site doit avoir une procédure d’intervention en cas d’urgence.

Bien que ces normes ne garantissent pas qu’un feu ou autre accident survienne, elles contribuent grandement à les éliminer à la base, de même qu’à minimiser les risques si cela devait arriver.

 

L’intégrité par le biais de la conformité et de l’application

En 1991, la « Crop Protection Institute » (CPI) a publié une lettre ouverte destinée à tous les propriétaires d’entrepôts et aux détaillants de produits de protection des cultures. La lettre indiquait clairement non seulement l’engagement de la CPI envers les normes, mais aussi sa détermination à les faire respecter.

Signée par les membres du Conseil d’administration de la CPI, la lettre exprimait son soutien à la clause « Pas de certification/Pas de livraison » de l’entente de distribution des fabricants. Cela signifie simplement qu’aucun produit de protection des cultures ne sera expédié aux distributeurs ou aux détaillants à moins qu’ils satisfassent pleinement les normes à la date établie.

Pour assurer l’application des normes, l’ANEPA a mis en place un processus sévère assurant le respect des normes. Cela inclut des visites de suivis sur les sites et le retrait de la certification chez ceux qui ne satisfont pas aux normes.

 

Cycle de vérification

Pour s’assurer que les améliorations sont bien réelles et continues, les vérifications sont effectuées en boucle. Après l’obtention de la certification par l’ANEPA, tous les détaillants et tous les sites d’entreposage doivent faire l’objet d’un nouvel audit tous les deux ans. Cette disposition vise à s’assurer que la formation des employés et la documentation demeurent à jour et que tout changement structural satisfait pleinement les normes. Les normes sont aussi révisées et mises à jour tous les deux ans.

 

Des normes efficaces et détaillées

Les normes d’entreposage de l’ANEPA représentent plus d’une décennie d’efforts de la part des membres de la CPI, des gouvernements provinciaux et des intervenants de l’industrie à tous les niveaux de la chaîne de distribution. Tant la conformité que la certification sont basées sur une inspection effectuée par un vérificateur indépendant. Le processus exige la coordination de plusieurs aspects du programme de certification, y compris la formation des vérificateurs, le contrôle de la qualité, l’assistance technique, le suivi de la conformité et le maintien d’une base de données des certifications.

 

Code de pratiques pour l’ammoniac (NH3)

L’ammoniac anhydre est un engrais très efficace utilisé par les producteurs de tout le pays. Cependant, ce produit peut présenter des dangers s’il n’est pas manutentionné de la bonne façon. Pour faire face à ces risques, le Conseil de la sécurité en fertilisation a lancé le « Code de pratiques pour l’ammoniac ». Le Conseil a établi les exigences pour la distribution, l’entreposage et la manutention de l’ammoniac anhydre.

Le Code de pratiques pour l’ammoniac s’applique à tous les détaillants de produits agricoles du Canada qui entreposent ou vendent de l’ammoniac anhydre. Tous les sites de vente de produits agricoles au Canada doivent être entièrement conformes aux normes décrites dans le Code des pratiques pour l’ammoniac. Le Code s’applique à l’industrie de l’ammoniac agricole, y compris : le transport routier et ferroviaire, l’entreposage et la manutention du produit, l’utilisation finale sur la ferme. Le Code décrit les pratiques exemplaires quant à la distribution, à l’entreposage et à la manutention de l’ammoniac anhydre pour assurer la sécurité. Le Code a été rédigé par le Conseil de la sécurité en fertilisation, y compris les distributeurs d’engrais et les détaillants de produits agricoles.

Des vérifications par une tierce partie doivent être menées afin d’être conforme au Code de pratiques pour l’ammoniac. L’ANEPA est fière d’être partenaire du Conseil de la sécurité en fertilisation comme fournisseur exclusif du service de vérifications. L’expérience de l’ANEPA dans la gestion de programmes similaires, de même que ses vérificateurs formés en font un excellent partenaire.